L’éthique environnementale traditionnelle en Afrique qui consiste à faire la promotion des savoirs et pratiques endogènes dans les politiques environnementales notamment les pratiques culturelles en Afrique doit être réhabilitée.
Une affirmation faite ce mercredi au Bénin par les membres du Conseil Panafricain Des Autorités Traditionnelles et Coutumières (CPATC) , lors de la remise symbolique du Grand Prix BAOBAB décerné à son excellence monsieur Paul Biya.
En d’autres termes, il s’agit aujourd’hui d’associer les rois ainsi que les autorités traditionnelles africaines à la sauvegarde et à la préservation de l’environnement africain, mais aussi à la bonne gouvernance des ressources naturelles de l’Afrique afin que ces derniers puissent revaloriser et faire montre des valeurs humaines et morales qui caractérisent les actions des chefs des Etats Africains.
Soutenant cette hypothèse, le professeur Géographe de l’Université d’Abomey Calavi au Bénin, le Dr Bio Bigou a indiqué lors de son discours de circonstance que la collaboration des autorités traditionnelles comme coutumiers joueraient un rôle majeur dans les modalités de sauvegarde et de conservation de la biodiversité en Afrique, mais aussi dans l’atteinte des 17 Objectifs du Développement Durable (ODD).
« Le système traditionnel africain était mieux gérer avant l’arrivée des colons et ceci permettait une nette gestion de nos ressources naturelles, de notre religion traditionnelle, de nos mythes et rites, de nos forêts , de nos bois , de nos bosquets , de nos arbres et de certaine espèces végétales et animales. Aujourd’hui, on se doit de reconsidérer la position des Autorités traditionnelles et Coutumières dans chaque état africain afin que la gouvernance locale soit promu tout comme le respect des principes éthiques et moraux liés au caractère sacré de la personne humaine. », a-t-il expliqué.
Pour le Roi de la localité de Dahe (Bénin), Dada Awiyan Octave, l’Afrique doit être une priorité de l’action collective des autorités traditionnelles internationales en faveur de l’environnement, dont la dégradation qui constitue une menace que tous les pays du monde se doivent d’affronter conjointement.
Il jette des fleurs à Paul Biya à cet effet, qualifiant le chef de l’état africain d’un exemple à suivre vis à vis de l’incarnation de l’éthique environnementale traditionnelle africaine.
« C’ est un homme d’état à la sagesse prouvée , solidement enraciné dans les vertus fondatrices d’une Afrique forte et prospère. », qualifie t-il.
Il le compare au Roi des arbres d’où le nom le Grand Baobab , celui qui donne la vie , qui l’encadre et la protège à travers les nombreuses espèces vivantes qui y puisent leur substance vitale.
Il faut noter que les objectifs du CPATC sont entre autres : la promotion du dialogue inter et intracommunautaire, la réconciliation et la tolérance entre groupes ethniques en particulier dans les pays en conflit ; la mise à contribution de l’expérience, le savoir et le savoir-faire des autorités traditionnelles et coutumière dans le domaine de la prévention, la résolution et la gestion des crises et des conflit en Afrique ; la participation active au sein des Etats au Programme de développement liés à l’éducation, à la culture , à la santé communautaire et à la protection de l’Environnement.
Hector N.
Par Vert Togo
https://vert-togo.tg/la-rehabilitation-de-lethique-environnementale-traditionnelle/