Mbanya forme une Collectivité Coutumière installée au cœur de la Ville de Douala, Capitale économique du Cameroun. S.M Elong Kotto est Chef Coutumier et Chef de Chefferie de cette entité devenue célébre en référence au baptême traditionnel du Président Paul BIYA.

Le bassin versant du Mbanya et la pollution des eaux de surface

La ville de Douala, bâtie sur la rive gauche du fleuve Wouri, est découpée en 9 bassin-versants : Mbanya, Mboppi, Besseke, Tongo-Bassa, Bobongo, Papas, Ngoua, Kondi, Nsappé.

Etablie sur une superficie de 464 ha, le bassin versant du Mbanya est compris entre 4°3’ et 4°4’ de latitude Nord et 9°41’30’’ et 9°44’30’’ de longitude Est, dans les arrondissements de Douala 1er et 5ème. Le Mbanya, cours d’eau principal et éponyme du bassin versant, prend sa source près du boulevard de la réunification à environ 15 m d’altitude au Sud du stade de la Réunification, il traverse longitudinalement dans le sens SO-NE, puis se jette dans le fleuve Wouri après un parcours de 4,8 km.

Avec une population estimée à 300 000 habitants composée pour l’essentiel des peuples allogènes, les eaux de surfaces (puits, cours d’eau, sources, nappes d’eau et eaux stagnantes) des bas-fonds du bassin versant du Mbanya (464 ha), sont polluées à la fois par des déterminants physiques (topographie et sol) et humains (urbanisation anarchique et densification de l’habitat, exiguïté du cadre de vie, ruralisation de l’urbain).

Sur le plan physique, la monotonie du relief (pente moyenne de 0,3 % et altitude moyenne de 5 m) est défavorable à l’écoulement rapide des eaux pluviales et des eaux usées vers les drains, ce qui créent des inondations par stagnation d’eau.

Les sols hydromorphes, essentiellement sablo limoneux et sableux, avec un pH variant de 4 à 6, associée à une nappe phréatique subaffleurante ne favorisent pas l’infiltration rapide des eaux pluviales. Ces bas-fonds se caractérisent également par une pression démographique, l’entassement et l’émiettement de l’habitat, dominés par un habitat précaire dans les zones non aedificandi. Ceci constitue non seulement une menace pour la qualité des eaux de puits à cause de la proximité avec les fosses septiques et d’aisance, mais également une aggravation de la vulnérabilité aux maladies hydriques (dermatose, fièvres typhoïde et para typhoïde, gastroentérite, amibiase, choléra, etc.).

Mots clés: Bassin versant ; bas fonds ; pollution des eaux ; maladies hydriques

Extrait de : Les déterminants physiques et humains de la pollution des eaux de surface dans les fonds de vallée du bassin versant du Mbanya à Douala (Cameroun).

Par TCHEUNTEU SIMO Joel Simplice1, OLINGA OLINGA Joseph Magloire 2, TCHIADEU Gratien Mavie 3, TCHOUNGOUANG NGOUNOU Rolande Patience